Ce que signifie vraiment l’Anxiété, car ce n’est certainement pas « Juste s’inquiéter »

source: elitedaily

Il y a infiniment plus derrière les troubles anxieux que le simple fait de trop s’inquiéter. Ils témoignent d’une panique complète et affectent tous les aspects de la vie de ceux qui en souffrent.

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L’anxiété a toujours fait partie de ma vie. Ce n’est pas quelque chose dont je parle souvent, sans doute à cause des connotations négatives qui y sont associées.

Cependant, au fur et à mesure que j’ai appris à m’accepter, j’ai fini par comprendre que l’anxiété faisait autant partie de moi que mes propres cheveux. J’ai toujours entendu ma famille répéter : « elle s’inquiète beaucoup trop pour rien ». Et ils ont raison.

Plus que quiconque, mes amies connaissent l’intensité de mon anxiété, et quand je suis perdue en train d’analyser de telle ou telle situation, ou de palabrer sur mes peurs irrationnelles, elles répondent en riant : « ne t’en fais pas, nous t’aimons quand même ».

D’aussi loin que je me souvienne, l’anxiété a toujours été un élément omniprésent dans ma vie. Alors que je fais du sport depuis ma petite enfance, le stress à l’idée de jouer était tel que la pression pouvait devenir écrasante.

Même quand j’étais toute petite et que tout le monde dans le New Jersey jouait au football, mon père devait me forcer à sortir de mon lit et me convaincre que mon équipe n’allait pas perdre par ma seule faute. Mais, comme j’étais gardienne de but, j’ai toujours pensé le contraire.

Quand j’étais jeune, je vérifiais les serrures au moins trois fois avant d’aller me coucher parce que cette peur irrationnelle que quelqu’un allait entrer était bien trop présente dans mon esprit.

Quand les anxieux sont malades, ils imaginent toujours le pire. Ma mère râlait toujours contre moi parce que j’allais si souvent voir le docteur.

En grandissant, l’école a été une source inépuisable de stress et si j’avais une mauvaise note et que ma moyenne baissait, c’était tout de suite la fin du monde. Le perfectionnisme accompagne l’anxiété. Toujours bien faire et toujours réussir devient critique dans sa vie.

Il était vital pour moi d’arriver à l’heure dans toutes les situations, et les chances de me voir arriver en retard à l’entraînement, en cours ou à un match étaient quasiment nulles. J’étais toujours la première arrivée en toutes circonstances.

Pour moi, même s’il y a de nombreux aspects négatifs qui l’accompagnent, l’anxiété a eu une influence positive sur mon travail et ma vie scolaire. Malgré elle, j’ai jusqu’à présent réussi dans la vie.

Pour moi, les voyages en avion sont probablement la pire source d’anxiété. Quand je voyage seule, j’arrive au moins trois à quatre heures en avance, juste au cas où il y aurait un problème. Et à l’instant même où je mets le pied dans un aéroport, mon rythme cardiaque s’emballe.

Pire encore que les aéroports, rien ne provoque chez moi plus d’anxiété que les gens qui ne répondent pas à mes SMS ou à mes coups de téléphone, car j’imagine automatiquement que j’ai fait quelque chose qu’il ne fallait pas, dans le genre « qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour qu’ils soient fâchés contre moi ? ».

Je suis incapable de vous dire combien de fois j’ai monté toute une situation en épingle pour finir par m’excuser. Et mes amies, qui me connaissent si bien, l’ont juste accepté et m’ont juste acceptée, moi. Si on m’avait donné un dollar à chaque fois que quelqu’un m’a dit de me détendre ou que je m’en faisais trop, je serais millionnaire.

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Je passe mon temps à échafauder des plans, et je suis terrifiée à l’idée que quelqu’un annule tout à la dernière minute.

Dormir, c’est probablement le pire. Il me faut au moins deux heures pour finalement réussir à m’endormir, et même alors je dors en pointillés.

Je vais me réveiller vers trois heures du matin et me demander si j’ai bien fermé la voiture à clef, ou me demander où j’ai mis telle ou telle chose, et alors je n’arrive pas à me rendormir tant que je n’ai pas répondu à toutes mes questions.

Dans ma tête, la situation va de pire en pire jusqu’à la catastrophe. Et quelque chose d’aussi bénin que ne pas avoir rangé un objet à sa place peut me faire partir en vrille et m’amener jusqu’aux larmes.

Mais alors, les relations amoureuses sont un tout autre jeu. Parfois, vos pensées tournent tellement en rond que vous gâchez tout avant même que quoi que ce soit ne commence, puis vous vous donnez des gifles en repassant ces événements avec vos amis ou dans votre tête. Et là encore, ils vous conseillent juste de vous détendre.

L’anxiété est plus que le fait de s’inquiéter. Et pour les gens qui en souffrent, comme moi, le plus dur est de s’accepter soi-même. On s’accepte, on apprend ce qui nous fait partir en vrille et comment gérer ça.

Au lycée, j’avais un réseau de soutien formidable et un groupe d’amies qui m’aimaient, malgré toutes mes terreurs.

Après le lycée, je suis revenue auprès d’amies qui continuent à me soutenir comme elles l’ont fait ces huit dernières années. Votre famille vous connaît et vous aime comme vous êtes.

On ne peut pas choisir comment les choses nous affectent, pas plus qu’on ne peut choisir les cartes avec lesquelles vient au monde. Mais on peut les accepter et s’efforcer de jouer le mieux possible.

Nos seuls revers dans la vie sont ceux que nous acceptons de définir comme tels. Si vous vous acceptez vous-même dans votre entièreté et que vous embrassez ce que vous êtes, vous apprendrez à rire de situations que vous trouviez autrefois insurmontables.