La manière dont ce chien âgé de 16 ans a sauvé son maître est tout simplement bouleversante. Surtout la fin de cette histoire... Wow.

La manière dont ce chien âgé de 16 ans a sauvé son maître est tout simplement bouleversante. Surtout la fin de cette histoire… Wow.

C'est le genre d'histoire qu'on ne voit pas tous les jours.

Non seulement le chien est le meilleur ami de l’Homme, mais on dit souvent que les chiens sont un lien direct avec le Paradis.

Si vous voulez faire l’expérience du grand amour, d’une amitié et d’un bonheur absolus, alors il faut que vous ayiez un chien. Cette histoire, celle du chien Mason, va vous prouver que ces deux affirmations sont exactes.

Préparez-vous, cependant. C’est le genre d’histoire qui va vous laisser en larmes… lorsque vous arriverez à l’avant-dernière photo, vous aurez une boule au fond de la gorge.

Voici Steve Mason, le chien le plus incroyable que j’aie jamais rencontré, et mon meilleur ami depuis seize ans. Et voici comment il a sacrifié sa vie pour sauver la mienne.

Steve Mason, « Mason » pour les intimes, était un mélange de huskie, de labrador, et de rottweiler, avec des oreilles incroyablement douces, et des taches sur le visage qui donnaient l’impression qu’il portait constamment les lunettes d’Harry Potter.

Si je l’ai choisi parmi ses frères et soeurs, au sein de sa portée, c’est parce que tous les autres chiots aboyaient, couinaient et jouaient, alors qu’il était le seul à rester calme, et à observer son environnement.

Il avait l’habitude de redresser les oreilles afin de m’inciter à continuer d’avancer, que ce soit lors de mes randonnées, ou de manière plus générale, dans la vie, lorsque j’avais un coup de blues.

Il adorait déchiqueter du carton, et réduire en miettes des bouts de bois. Il était très méticuleux, et j’ai tué plusieurs aspirateurs en tentant de faire le ménage derrière lui.

Mason était mon meilleur ami, et un ami fidèle pour mon frère aîné, ainsi qu’un compagnon de voyage hors-pair. Et à chaque fois qu’il voyait mon frère, il essayait toujours de lui sauter dans les bras, comme lorsqu’il était chiot, et ce même si cinq années s’étaient écoulées depuis sa dernière visite.

Tous ceux qui l’ont connu vous diront qu’il était un chien formidable, et probablement l’animal le plus gentil qu’ils aient jamais rencontré.

Ces deux dernières années, il a commencé à accuser son âge. Son ouïe et sa vue ont commencé à lui faire sérieusement défaut, ainsi que son équilibre.

Je m’attendais à ce qu’il finisse par s’éteindre durant son sommeil, ou qu’il s’effondre pendant une promenade.

Ma plus grande crainte était qu’il devienne si vieux et infirme que nous soyions obligés de le piquer. Je ne pensais vraiment pas être capable de faire pour lui ce que j’avais déjà dû faire pour d’autres chiens, dans le passé. Il était trop spécial. Il paraissait si vieux.

Mais il continuait à se donner à 100%, sans jamais ralentir. Il bougeait moins vite, et ne pouvait plus aller aussi loin, mais cela n’avait pas l’air de le déranger.

Cet hiver, je me suis efforcée de vivre un maximum d’aventures avec lui, car je me doutais que nos jours ensemble étaient comptés. Le 5 mars, lui et moi, ainsi que les trois autres chiens de notre famille, plus jeunes, avons fait une petite promenade sur notre propriété, avant que je parte travailler.

Nous avions fait environ 1.6 kilomètres sur un chemin enneigé lorsque j’ai remarqué une silhouette qui nous suivait, à 400 mètres derrière nous. C’était un loup. Cela faisait quinze ans que je n’avais pas vu de loup dans ma vallée, car les loups sont timides, et fuient généralement les humains, surtout ceux qui ont quatre chiens.

Comme je voulais me montrer respectueuse, j’ai changé de route, et je me suis dirigé vers la maison, en me disant que le loup aurait ainsi un peu de temps pour s’enfuir. Et puis je n’y ai plus pensé.

Quelques minutes plus tard, le plus petit chien a aboyé, et je me suis retourné, pour découvrir le loup, deux mètres derrière nous. C’était une louve énorme, qui m’arrivait à la hanche. Elle avait l’air effrayée et volontaire, mais aussi et surtout : affamée.

La situation était critique. Elle a attaqué, et nous avons passé une vingtaine de minutes à la repousser. Je la frappais avec les bâtons de mes skis, tandis que les chiens mordaient, et tentaient d’éviter ses crocs. Elle était faible, mais elle savait se battre.

Mason et moi avons fini par nous battre côte à côte. La louve ne cessait pas de me regarder dans les yeux, mais elle en avait clairement après les chiens. Elle a finalement réussi à plaquer au sol le plus petit de mes chiens, et Mason a aussitôt bondi.

Soudain, mon vieillard avait l’air énorme, plus gros que jamais. Il a éjecté la louve du chiot, mais elle a réussi à saisir Mason par la gorge. Et c’en était fini de lui, en une fraction de seconde. Je n’ai jamais crié aussi fort de toute ma vie.

Tout me disait de la tuer, de la poignarder dans l’oeil, de lui arracher la gorge, si possible. Mais cela m’aurait coûté ma vie, et j’avais encore trois autres chiens à sauver. De toute façon, il était trop tard. Il était mort, et elle le mangeait.

Voici la louve en question. Cette photo a été prise le lendemain matin, par des gardes forestiers et par la station frontalière toute proche, lorsqu’elle est passé dans les parages.

Sur le moment, tout ce que je voulais, c’était la tuer, mais elle reste vraiment une créature superbe, et l’une des plus belles que j’aie jamais vues.

Et maintenant que tout est fini, je ne la déteste pas. Elle mourait de faim, et elle a fait ce qu’elle devait faire pour survivre. Elle a approché ce combat en sachant pertinemment qu’elle risquait de se faire tuer, mais elle a tout simplement eu la chance de tuer Mason en premier. J’espère qu’elle quittera cette vallée sans encombres.

Mason me manque, comme si une partie de moi était manquante. Je n’aurais rien pu faire d’autre pour l’aider, et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que je n’ai pas réussi à le sauver.

Mais la plupart des chiens âgés de 16 ans meurent lentement et douloureusement de leur grand âge, auprès du feu. Mason a quitté ce monde comme une fusée, en sauvant ma vie et celle de trois jeunes chiens.

Il était mon chiot, mon grizzly, mon frère, mon ami, et il est mort comme il a vécu : en héros. Je t’aime, mon pote. Adieu.

Bien que Mason soit vieux et fatigué, il a sacrifié sa vie pour protéger ceux qu’il aimait. Voilà pourquoi le chien est le meilleur ami de l’Homme : son amour est total et inconditionnel. S’il-vous-plaît, partagez le sacrifice de Mason avec autrui. Brave bête.