Les essais cliniques d’un contraceptif masculin se déroulent bien, et il sera disponible en 2017

L’époque frustrante où l’homme devait s’abstenir, se retirer, ou utiliser des préservatifs fragiles afin d’éviter une grossesse imprévue est peut-être bientôt révolue.

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En effet, la Fondation Parsemus, une initiative à but non lucratif consacrée aux problèmes habituellement négligés par la recherche médicale, a annoncé la semaine dernière que les essais cliniques d’une forme de contraceptif masculin se déroulaient bien. Et selon le Daily Beast, ce contraceptif pourrait être commercialisé dès 2017.

À l’instar de ses équivalents féminins actuels, ce contraceptif non hormonal (appelé Vasalgel) promet des effets similaires à ceux d’une vasectomie, sans que ceux-ci soient forcément définitifs.

Sur son site, la Fondation a expliqué le fonctionnement de ce gel sans chirurgie :

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Plutôt que de sectionner le canal déférent (le conduit par lequel circule le sperme), comme il est d’usage lors d’une vasectomie, le gel est ici injecté dans ce canal. Si, après plusieurs mois ou années, un homme désire restaurer le fonctionnement de ce canal, alors une seconde injection permet d’évacuer le gel déjà présent.

En d’autres termes, une seule injection (et donc un unique traitement) pourrait bien permettre aux hommes d’éviter toute grossesse imprévue chez leur partenaire. Les chercheurs ont testé la technique sur des babouins, qui ont ensuite été mis en présence de femelles, pendant six mois : à ce jour, aucune d’entre elles n’est tombée enceinte. Bientôt, les essais cliniques devraient passer à l’être humain, et l’on devrait en savoir plus.

Cependant, à l’instar des contraceptifs féminins, cette version masculine ne protègera pas des MSTs et du Sida. Reste que les bénéfices de tels contraceptifs compensent largement d’éventuelles augmentations des dépenses de santé. Selon le CDC, sur cent femmes utilisant un stérilet intra-utérin, seule l’une d’entre elles tombe enceinte chaque année de manière imprévue.

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Mieux encore : les hommes auront plus de contrôle sur leur vie sexuelle. Comme l’explique Hayley MacMillan, de Refinery29 : “Nous sommes ravis du potentiel de Vasalgel : grâce à lui, le nombre de grossesses non désirées devrait baisser, et dans le futur, la responsabilité de la contraception devrait mieux se répartir entre les deux sexes.”

De quoi s’enthousiasmer !