L’Arctique est actuellement plus chaud de VINGT DEGRÉS que sa température normale.

MARCEL CLEMENS/SHUTTERSTOCK
MARCEL CLEMENS/SHUTTERSTOCK

Le mois d’octobre, a été anormalement chaud dans l’Arctique, alors qu’à cette période de l’année il devrait se diriger vers des températures plus froides. En général, durant les mois d’hiver, la température chute et la banquise commence à s’épaissir et à s’étendre, mais il apparaît que la région est actuellement plus chaude de 20 °C qu’elle ne devrait être.

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Et, faut-il vraiment le mentionner, cela n’a rien d’une bonne nouvelle. La fluctuation de l’extension de la banquise a un impact direct sur l’ensemble de l’écosystème de l’Arctique. Que ce soit les ours blancs dont c’est le terrain de chasse durant les durs mois d’hiver ou leurs proies, les phoques dont c’est le lieu de prédilection pour se reproduire, la vie animale et la banquise sont inextricablement liées.

Si la glace ne se forme pas comme elle devrait le faire durant l’hiver, l’année suivante s’annonce sombre.

Twitter: Zack Labe
Twitter: Zack Labe

La mer de l’Arctique est divisée en une « jeune » glace fine qui fond tous les ans et une épaisse glace plus « ancienne » qui persiste toute l’année, même au cœur de l’été arctique. D’une manière générale, plus la glace est épaisse, plus elle est ancienne. Toutefois, une tendance inquiétante a été constatée durant la décennie passée qui a vu cette glace plus ancienne se rétracter de plus en plus avec l’augmentation de la température de l’air et des océans.

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Il est maintenant fort probable que nous verrons à l’avenir des étés sans banquise, quand la glace ayant plus d’un an ne persistera pas pendant 12 mois.

Alors que la planète entière ne s’est réchauffée que de 1 °C en moyenne, la situation du Grand Nord est entièrement différente. Ce phénomène, appelé l’« amplification polaire« , entraîne un réchauffement de l’Arctique deux fois plus rapide que la moyenne du reste du monde, avec quelques régions de l’Alaska qui enregistrant des températures supérieures de 11 °C aux normales saisonnières. Les choses ne font cependant que s’aggraver.

Les données provenant de l’Arctique à l’entrée de l’hiver dépassent toutes les attentes. « Malgré le début de la nuit polaire, les températures augmentent près du Pôle Nord. L’Arctique connait actuellement une situation extraordinaire, le faible niveau de la banquise bat des records », , un climatologue de l’Université de Californie, à Los Angeles. À ce stade de l’année, la banquise devrait atteindre son extension maximale, mais elle est actuellement bien plus réduite que ce qui était attendu et ne suit en rien le schéma habituel.

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La façon dont cela va affecter la région dans les mois à venir reste complètement inconnue. Nous sommes dans l’inconnu, quelque chose qui n’a jamais été observé en l’espace d’une vie humaine et qui aura un énorme impact, non seulement sur l’Arctique, mais sur la planète entière.

Twitter: Daniel Swain
Twitter: Daniel Swain

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1 commentaire

  1. Vous allez dire que c’est complètement utopique , mais si on arrête pas de produire du CO2 de toutes manière quel soient , pendants quelques années , nous courons à notre perte , sinon la nature s’en chargera. PS; dommage la planète est si belle…

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