Cette lettre ouverte d’une maman à la nouvelle épouse de son mari est en train d’émouvoir le web

Traduit d’un texte original de Candice Curry sur le blog womenwithworth.wordpress.com

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belle mere

À la belle-maman de ma fille

Je n’ai jamais voulu de toi. Tu n’as tout simplement jamais fait parti du plan. En grandissant, je ne t’ai jamais incluse dans mes rêves de famille. Je ne voulais pas de l’aide d’une autre femme pour élever mon enfant. Le plan, c’était d’avoir ma famille, avec moi, un papa et nos enfants. Pas toi. Et je doute fort que tu aies jamais voulu de moi dans ta vie. Je doute fort que dans tes plans, tu te sois vue devenir la mère d’un enfant à qui tu n’as pas donné naissance. Je parie que dans tes plans de famille, il y avait toi, un papa et vos enfants… Ni moi, ni ma fille. Je peux presque parier que quand tu rêvais de devenir mère, ce serait le jour où tu donnerais naissance et non pas le jour où tu t’es mariée. Je ne pense pas me tromper quand j’affirme que tu n’avais jamais pensé que je serais là.

Mais Dieu a des plans qui dépassent les nôtres, et quand ma petite famille s’est dissoute pour en former deux nouvelles, j’ai su que tu allais arriver.

Dans mon esprit tu allais être une créature monstrueuse et ma fille ne voudrait pas de toi, jamais ! J’espérais que tu serais à moitié hideuse et je priais pour que ma fille ne te regarde pas avec admiration. Son papa saurait qu’il se contentait du second choix. Le mal bouillonnait en moi, parce que je refusais d’admettre qu’une autre femme s’occuperait de mon enfant sans que je sois là.

Et puis, tu es arrivée.

Quand je t’ai rencontrée pour la première fois, j’admets que tu n’étais pas tout à fait ce que j’avais en tête, et une pointe de jalousie m’a traversée. Tu étais censée être monstrueuse ? Mais tu ne l’étais pas. Tu étais même une femme superbe. Tu étais censée être une méchante vieille harpie. Mais tu ne l’étais pas. Tu étais une femme jeune et douce.

Tu as déjoué mes plans.

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En voyant ton visage, j’ai réalisé que cette rencontre était aussi difficile pour toi que pour moi. Tout doucement, mon cœur s’est attendri. Maudit soit ton si gentil sourire ! J’avais vraiment l’intention de te haïr. Pourquoi as-tu ruiné mes plans !?

Je voulais t’en vouloir, mais tu as rendu ça impossible. Et rapidement, je t’en suis devenue reconnaissante.

Tu as accepté notre fille dès le départ et tu l’as aimée, elle et son papa, sans rien demander en retour. C’est un véritable don que tu nous as fait. Tu as fait entrer notre fille dans ta vie et grâce à toi, elle se sent aimée et acceptée. Tu as fait passer sa relation avec son papa avant la tienne, et ça, c’est quelque chose que seule une femme brave et courageuse sait faire avec autant de grâce.

Je savais, quand son papa et moi avons décidé de divorcer et de vivre dans des maisons séparées, qu’il y aurait des moments où elle aurait besoin de moi, sa maman, et que je ne pourrais pas être à ses côtés. Je te remercie tellement d’être présente en mon absence. Je te suis reconnaissante d’être si patiente avec ses années d’adolescence et de ne jamais la rejeter. Elle a besoin d’une maman dans votre maison et tu as fait ce travail avec un talent exceptionnel.

Dès le départ, tu as respecté ma position de maman. Je te remercie de toujours venir me parler quand tu te demandes si tu as pris la bonne décision avec elle. Je sais que ta situation n’est pas fréquente. Ce n’est pas souvent qu’une maman est une belle-maman s’envoient des SMS pour se rappeler qu’elles s’aiment et se respectent l’une l’autre. Tu es un don.

Grâce à toi et au courage dont tu as fais preuve envers ma fille, elle deviendra une femme meilleure. Elle grandira avec plus d’amour que je n’aurais jamais pu l’imaginer. Ce n’était pas son choix que ses parents divorcent. Et même si je ne souhaite ça à aucun enfant, je suis tellement reconnaissante qu’elle ait désormais quatre parents qui l’aiment et la respectent, et qui s’aiment et se respectent mutuellement. Elle en a d’autant plus de compassion et elle comprend qu’un échec d’un côté peut devenir une bénédiction d’un autre.

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Je ne te vois pas comme une remplaçante quand je ne suis pas là. Tu es sa mère quand elle est avec toi et aussi quand elle est avec moi. Elle adore t’appeler et te raconter ses histoires quand elle est chez moi, et ça, ça me remplit de joie. Je suis pleine de fierté quand tu me prends et me serres dans tes bras, à ta manière si authentique, à chaque fois que nous nous revoyons.

Je suis extrêmement consciente de ce qui se passe quand une mère ne peut pas accepter la belle-mère de ses enfants dans sa vie émotionnelle. Je suis tellement reconnaissante que nous parvenions à dépasser tout ça et à faire ce qui est vraiment le mieux pour notre fille. Merci d’avoir la maturité et le respect nécessaire pour l’élever conjointement avec moi.

Je te promets de toujours respecter tes avis pour tout ce qui concerne notre fille. Je te promets de ne jamais rabaisser la place que tu tiens dans sa vie ni de te faire croire un instant que tu n’es pas sa mère. Je te promets de lui apprendre à être reconnaissante d’avoir deux femmes bonnes et braves dans sa vie, qui ont le courage de l’élever ensemble. Même si notre situation est paisible, je prie qu’elle ne se retrouve jamais à notre place. Mais si jamais ça lui arrive, je te promets d’être pour elle un modèle de coparentalité.

Ma chère amie, tu es une perle rare et sublime.

Je t’aime, et que Dieu te bénisse.